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Quand deux passions se rencontrent dans ma pratique

  • Photo du rédacteur: Marielle Tremellat
    Marielle Tremellat
  • 5 mai
  • 2 min de lecture

Pendant longtemps, j’ai exercé en cabinet, en médecine traditionnelle chinoise. Plus de 20 ans à recevoir, écouter, observer, toucher… à accompagner avec mes mains autant qu’avec mes connaissances.

Et puis, début 2025, tout a changé.


Avec Yann, nous avons ressenti le besoin de faire un pas de côté. De sortir d’un cadre devenu trop étroit, de nous alléger, de vivre autrement. Nous avons choisi une vie plus libre, plus mobile. Une forme de semi-nomadisme.


Très vite, une question s’est posée à moi :comment continuer à accompagner, sans cabinet ?

Les soins à distance se sont imposés naturellement.

Au fond, dans la vision de la médecine chinoise, cela faisait sens.Tout est énergie. Tout est mouvement. Et cette circulation ne connaît pas vraiment de frontière.

Alors j’ai continué, autrement.

Les échanges se font par téléphone, les bilans énergétiques restent les mêmes… et pendant les soins, je travaille à distance sur la circulation du Qi, comme je le faisais en cabinet.

Mais malgré tout, il y avait un manque.

Quelque chose de très concret et de très subtil à la fois : le contact.


Quand je posais les mains sur une personne, je “savais”. Je ressentais les tensions, les blocages, parfois même des émotions. Mon corps captait des informations précieuses, qui venaient affiner ce que j’avais déjà compris.

À distance… ce canal-là semblait moins évident.

Alors j’ai cherché.


Au début, j’ai simplement fermé les yeux, et essayé de ressentir malgré tout, de laisser venir les perceptions, sans contact physique.

Et ça a fonctionné.

Pas exactement de la même manière, mais suffisamment pour me dire que je pouvais continuer.

Puis, presque sans m’en rendre compte, quelque chose d’autre s’est invité. J’ai commencé à écrire.

Au début, comme avant : quelques notes après la séance. Puis pendant, de plus en plus tôt, de plus en plus librement.

Jusqu’au moment où j’ai arrêté de “prendre des notes”… pour simplement écrire, sans réfléchir. Comme si ma main suivait quelque chose.

Les informations passaient toujours par mon corps, mais elles continuaient leur chemin dans les mots. Des phrases apparaissaient, des images, parfois des choses très concrètes, parfois plus symboliques.

J’étais en train de retrouver un espace que je connaissais déjà très bien : celui de l’écriture automatique.


Écrire a toujours fait partie de ma vie. Lire, écrire, poser les choses… pour comprendre, pour traverser, pour avancer.

L’écriture automatique, en particulier, m’a accompagnée pendant des années. Comme un outil intime, presque silencieux, mais profondément révélateur.

Et un jour, j’ai réalisé qu’elle était en train de prendre sa place… dans mes séances.


Aujourd’hui, les deux se rejoignent.

La médecine chinoise me donne une structure, une lecture, une compréhension du corps et de ses déséquilibres.

Le ressenti énergétique me guide.

Et l’écriture vient ouvrir un autre niveau d’information.

Elle affine. Elle relie. Elle met en lumière ce qui ne passe pas toujours par le mental.

C’est comme un fil supplémentaire, discret mais très précis.


Ce mariage entre le corps, l’énergie et l’écriture me permet d’accompagner autrement, mais pas moins profondément, peut-être même avec une écoute encore plus fine.

Chaque séance devient un espace un peu particulier, un moment où quelque chose se dit, se perçoit, s’écrit… et se rééquilibre.

C’est une autre manière de travailler. Mais au fond, c’est toujours la même intention : comprendre, ajuster, et accompagner au plus juste.



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